Le Cercle, Oli Le Baron, Daniel Roux, Richard Kolinka & Stephane Venant
 
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 Extrait du livre "30 ans de Rock"

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Marion
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MessageSujet: Extrait du livre "30 ans de Rock"   Sam 28 Nov - 23:38

Extraits du livre :
« Jean-Louis Aubert de TELEPHONE à aujourd’hui »
« 30 ans de ROCK »


- Chapitre : Atterrissage forcé

Le premier album de Jean-Louis Aubert sans Téléphone sort le 1er mars 1987. Titré Plâtre et ciment, et attribué à l’entité Aubert’n’Ko, en référence à son complice Kolinka, il dévoile de nouvelles facettes du chanteur, désormais prêt pour d’autres échappées libres.

Les concerts démarrent le 5 mai 1987 au Bataclan pour une semaine.
« C’était difficile » rapporte Feedback, « et je trouvais ça très bien, il fallait vraiment y aller et se donner, pour ce que ce soit crédible ». Pour le groupe, l’occasion est venue d’étrenner en « guest star » un deuxième guitariste, pour lequel Jean-Louis éprouve une admiration de longue date, Olivier de la Celle, dit Le Baron

Si Olivier de la Celle est le fils d’un véritable vicomte, son surnom n’est autrement dû à ses origines. Il remonte au début des années 80, époque à laquelle il sortait souvent avec son ami Corto, lui-même boy-friend de Korin Ternozief, la bassiste du groupe Lili Drop, qui a fait carrière sous le nom d’Enzo Enzo.

Comme Olivier s’habille d’une manière classique presque aristocratique, et qu’il a des fines manières, Corto l’a surnommé « El Baron » ou encore « Il Baroni ». L’appellation luis colle désormais à la peau.

Depuis l’âge de quinze ans, à Bordeaux, Le Baron a tenu la guitare dans diverses formations locales, le plus souvent dans le style des Stooges ou d’Alice Cooper.

. Une fois à Paris, il a été recruté au sein du groupe les Fanatics, produit chez Epic/CBS. Très vite, il s’est retrouvé à participer à trois groupes de manières simultanée (Fanatics, Ici Paris, et Corto). « Je n’ai jamais eu un travail normal » comment l’intéressé.

Par la suite, Le Baron a sympathisé avec Louis Bertignac, qui l’a régulièrement invité à venir déguster des sushis à la suite d’un bœuf dans sa cave de la rue Saint-Honoré.

A partir de 1983, il a monté ses propres groupes et s’est produit dans divers lieux parisiens, comme le Palace : « Ca me faisait marrer de voir Mourousi totalement ravagé jusqu’à cinq heures du matin et qui, quelques heures plus tard, au réveil, présentait les actualités, rasé de près ! », raconte Olivier de la Celle.

Jean-Louis et Richard rencontrent Le Baron au Studio Parisien et l’union se fait naturellement. « Dans la voiture, nous écoutions ce que nous avions fait respectivement, puis nous allions manger quelques chose. Jean-Louis savait que j’étais fauché, il prenait toujours la note, en vrai gentleman », se souvient Le Baron.

Ils sentent bientôt qu’ils sont complémentaires, sur le plan musical, et font fi des remarques désobligeantes de certains potes sur le style de l’autre : « Qu’est-ce que tu fabriques avec ce gars-là ? ».

Sur l’album plâtre et ciment, Le Baron réalise les parties guitares de « Compromis », y compris le fameux solo, ainsi que les larsens sur la chanson-titre.

Pour la deuxième tournée, Jean-Louis juge préférable de l’intégrer au groupe, estimant qu’il est trop ardu d’avoir à gérer lui-même toutes les parties de guitares en plus du chant. Le Baron est choisi après audition d’un certain nombre de guitaristes. Son attitude « pur rock » associée à l’infernale efficacité de ses riffs le sortent du lot.

Lors des concerts au Bataclan, Le Baron est immédiatement adopté par les fans. Mais, dans la mesure où il intervient comme « invité spécial », il n’entre pas immédiatement en scène.

Le groupe interprète huit ou neuf chansons, puis Jean-Louis introduit son compère, qui débarque avec son look « gothique », habillé de cuir de haut en bas, en exécutant le riff de « Get it on » de T. Rex.

Il chante alors cette chanson avec Jean-Louis, qui fait une seconde voix lors des refrains ; Le Baron ne deviendra jamais un membre permanent du groupe, il n’apparaît pas comme tel sur les albums, et jouira toujours d’un statut un peu spécial, presque mythique.

« Jean-Louis ne voulait pas reprendre d’emblée un autre guitariste, il voulait montrer qu’il savait lui aussi jouer de cet instrument », indique Richard Kolinka. Quoi qu’il en soit, Le Baron s’entend à merveille avec Kolinka qu’il surnomme le « drum hero », et aussi avec Daniel Roux, dont il apprécie, outre le jeu de basse inspiré, le sens de l’humour britannique.

Et une fois sur scène, Le Baron a le don d’envoyer une véritable décharge d’énergie qui laisse souvent l’audience pantoise.

L’album Plâtre et ciment connaît un démarrage difficile, avec seulement 20 000 exemplaires écoulés. Jean-Louis Aubert comprend rapidement la leçon : il leur faut aller à la rencontre des fans. Pourtant, la dégringolade des espérances continue. Le public n’est pas pas aussi nombreux qu’au temps de Téléphone, loin de là.

« Ce n’était pas de la tarte, parce qu’il y avait beaucoup moins de monde que prévu », comment Jean-Louis.

La sensation qui les a, jadis, soudés, remonte à la surface : au fond, plus ils en bavent, plus cela renforce leur volonté de se surpasser ! Ils enseignent la leçon au Baron qui se plaint un jour du manque d’affluence dans une ville : « Ceux qui sont là sont le trésor ! » dit alors Jean-Louis…….

Les chiffres de vente de l’album deviennent progressivement honorables. Le 6 décembre 1987, Aubert’n’Ko se produit à la locomotive pour la remise du Disque d’Or de Plâtre et ciment, en présence de Stephan Eicher, Etienne Daho, Axel Bauer, un membre du groupe Indochine et de journalistes de la presse rock.

La tournée se prolonge jusqu’en juillet 1988 avec une quarantaine de concerts en France, en Suisse et en Belgique.
Sur scène, les cinq compagnons acquièrent une réelle maîtrise, notamment au niveau rythmique.





Chapitre : Echappées libres

Durant l’été 1988, Jean-Louis invite Le Baron dans sa maison de campagne de style années 30 près de la Normandie. Munis de guitares acoustiques, ils passent de longues heures autour de la piscine à élaborer la forme des nouvelles chansons de Jean-Louis, déjà bien avancées.

Ce dernier a emporté un petit studio d’enregistrement portable, dont l’élément central est une ordinateur Macintosh.

Le Baron campe sur les lieux vingt-quatre heures sur vint-quatre, et savoure pleinement ces journées faites d’improvisations musicales, de rigolages et d’amitié, ponctuées par les visites de leurs proches, comme « Ritchie » qui vient passer un week-end avec son fils de deux ans Romain.

…… Les héros du moment se nomment Michael Jackson, Madonna et surtout Prince, qui brasse allègrement les influences de Hendrix et de Miles Davis dans son funk esthète. « Nous étions tous tombés dans la marmite de Prince, à cette époque », rapporte Le Baron, qui ajoute que Jean-Louis et lui-même ne rataient jamais une occasion d’aller voir la star de Minneapolis en concert.

Une fois cette nouvelle gestation terminée, Jean-Louis et Le Baron partent pour Saint-Nom-la-Bretèche afin de s’installer en rase campagne à quelques pas du golf, dans une ferme isolée convertie en studio d’enregistrement…

… Il s’agit d’un studio à l’ancienne, à l’écart du stress urbain et de la modernité à tous crins, suscitant un naturel bien-être. Le Baron, qui abhorre les studios classiques avec « l’air conditionné et la moquette », se sent à l’aise dans un tel environnement.

Si Le Baron et Jean-Louis forment le noyau dur de ce nouvel album, un troisième larron se joint à eux, Peter Martinsen, un ingénieur du son de Minneapolis….

A Saint-Nom-la-Bretèche, les journées démarrent par le petit déjeuner, vers dix heures, puis Le Baron s’échauffe en s’essayant à la batterie. Peter Martinsen est lui-même d’attaque tôt le matin, et ils se mettent assez vite à aborder une chanson, testant des programmations de machines ou des riffs de guitare en compagnie de Jean-Louis.

L’Américain se montre cool, mais aussi extrêmement concentré, avec une excellente oreille, qui, selon Le Baron, est due à son expérience dans l’univers de Prince. Le midi, ils dégustent les plats consistants préparés par Marie, la cuisinière.

« Elle m’a fait prendre au moins trois kilos en un mois ! » dit Le Baron. Un peu plus tard dans la journée, ils se décontractent en buvant quelques bières, notamment pour célébrer la venue des visiteurs occasionnels :

Daniel Roux, Richard Kolinka… Le Baron se souvient qu’ils ont « bossé comme des malades ». Lui-même s’est monté un petit studio huit pistes à bande dans une pièce de la maison afin d’y élaborer ses propres maquettes.

Si Richard joue de la batterie sur certaines chansons,…….. Pour le reste, Jean-Louis et Olivier de la Celle enregistrent eux-mêmes de nombreuses parties de basse.

Le Baron participe activement aux arrangements, allant jusqu’à développer des instrumentations de cordes ; « J’ai souvent pensé que j’aurais dû recevoir quelques « points » ici et là concernant des arrangements auxquels j’avais collaboré, mais j’étais trop jeune dans le business, » raconte Le Baron.

Je dois tout de même admettre que Jean-Louis m’a beaucoup aidé à la fois sur le plan personnel et dans ma carrière au fil des années. Ca ne me dérange pas de tenir le rôle de soldat inconnu, et j’adore ce gars ! »…

Le 11 septembre 1989, au Virgin Mégastore, Jean-Louis et Richard trempent leur doigt dans la peinture pour dédicacer leur CD…

Le premier concert a lieu à Mulhouse…. Jean-Louis se produit à la cigale en mars 1990, avant de passer à l’Olympia, puis d’entamer une seconde tournée. Peine perdue. Bleu, blanc, vert atteint poussivement les 200 000 exemplaires. « Jaime réellement cet album », confie Le Baron ; « Jai été surpris qu’il ne se vende pas aussi bien que les autres ».

Richard et de cet avis et juge qu’encore aujourd’hui il s’agit du meilleur album de Jean-Louis.


Chapitre : Le temps du renouveau

Il est temps à nouveau, de nous jeter à l’eau… H apparaît comme un album à part dans le sillage du chanteur Jean-Louis Aubert….
Au printemps de l’année 1992, Jean-Louis loue un studio du nom de « Family »,... Les contributions des musiciens sont soumises au perfectionnisme du chef d’orchestre…

Le Baron insuffle une belle énergie au travers de ses parties de guitare. Le plus étonnant, c’est que le guitariste, qui vit au Japon depuis 1989, ne participe à l’album que le temps d’une soirée, alors qu’il est de passage à Paris.

« L’ingénieur du son m’a joué quelques chansons sur les bandes masters du Studer. Jean-Louis m’a tendu sa vieille guitare Les Paul des années 50 et nous nous sommes lancés tout de go. J’ai joué ce qui passait dans ma petite tête, et ils ont pratiquement tout gardé ! » Raconte Le Baron. « En fait, il paraît que je joue les solos de guitare sur chaque single de l’album ! »……

Chapitre : Retrouvailles

(Petites anecdotes)….
A Strasbourg, en avril 1993, Daniel Roux jette sa basse en l’air, comme il en a pris l’habitude et, ce soir-là, elle reste accrochée sur un filin.

« Je me suis retrouvé devant 6 000 personnes en train de me demander ce que j’allais faire. Si je sautais pour la décrocher et que je la ratais, j’aurais vraiment eu l’air nase. » Il réussit tout de même à décrocher l’instrument.

Lors du deuxième Zénith, le 7 novembre 1993, le groupe est ému. Ses membres viennent juste d’apprendre la disparition du père de Richard


Chapitre : Vagabondages

1995 : Le jour se lève encore…. En premier lieu, Richard Kolinka passe au studio, ils entament alors une répétition à trois. Puis Olivier de la Celle, le fameux Baron, de passage à Paris, leur rend une visite inopinée ;

Jean-Louis et Le Baron ne se sont pas croisés depuis quatre ans, mais le naturel revient au galop ; au bout de 10 minutes, ils sont déjà en train de jouer. Jean-Louis évoque le texte qu’il a écrit pour Barbara et, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Le Baron prend sa guitare.

A 21 heures, les quatre musiciens vont dîner puis reviennent au studio. En rentrant du restaurant, ils réalisent alors deux prises absolument magiques du « Jour s’est levé », sur lesquelles Jean-Louis chante en live tout en jouant de la guitare.

A l’écoute, la première prise est jugée parfaite ; il se contentera ensuite d’enregistrer une basse supplémentaire. Dans la furie du moment, Le Baron livre l’un de ses fameux solos de guitare ; il sera conservé tel quel. Il intervient également sur « L’ombre du doute », avant de repartir deux jours plus tard…..

29 avril 1997 : Stockholm est lancé….

Chapitre : Plus personne au bout du fil

Sur la tournée de Stockholm le bassiste Daniel Roux est gagné par l’ennui. Il souhaite prendre le large… Voyage à la Réunion en avril 1998. Daniel Roux exprime ses réticences, fondées sur sa phobie de l’avion.

Jean-Louis suggère spontanément que Karim Boulbahri, l’un des roadies le remplace lors de ce voyage, quitte à ce que Le Baron tienne la basse sur certains morceaux. Au printemps 1998, Daniel Roux confirme qu’il n’entend pas se rendre à la Réunion.

Alors qu’ils se trouvent sur la plage à la Réunion, Le Baron vient mettre Karim dans le secret : «- il se pourrait bien que tu fasses d’autres concerts, Jean-Louis a beaucoup apprécié ce que tu as fait ! »

Passage au Cirque d’Hiver, fin avril 1998

L’ultime moment phare de cette période un brin chaotique se produit le samedi 25 juillet 1998. En cette journée estivale, Jean-Louis doit se produire en première partie des Rolling Stones au Stade de France….

Ils débarquent sur la scène à 20 heures, alors qu’il fait encore jour, Olivier de la Celle à la guitare, Karim à la basse et Richard à la batterie, avec un sentiment étrange : ils doivent assurer le tout premier concert jamais donné en ces lieux….

« Je me souviens que, ce jour là, je sautais sur la scène, très fier d’avoir été le premier gars à balancer un gros accord de guitare bien bruyant dans cette arène toute neuve », évoque Le Baron. « Nous avons été le premier groupe du monde à passer au Stade de France ! », ironise Richard Kolinka.


Chapitre : Sur toutes les plages…


Tournée d’octobre 2002…parmi les spectateurs, pour la plupart des intimes, qui assistent à cette mutation de titres familiers, figurent Daniel Roux et Le Baron…..



Merci à mpitchoune pour son travail

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Extrait du livre "30 ans de Rock"
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