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 Interview Maddrum- juillet 2006

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Marion
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MessageSujet: Interview Maddrum- juillet 2006   Dim 31 Jan - 21:06

Rencontre avec Richard Kolinka

Le 13 mai 2006, lors de la venue de Jean-Louis Aubert pour la tournée de son dernier album « Idéal Standard » au Splendid de St Quentin (02), j’ai eu la chance et le bonheur de pouvoir rencontrer en personne Richard Kolinka, qui s’est prêté gentiment au jeu de l’interview et bien sympathiquement à une petite séance photos sur scène directement après la balance.
Plus de 02h30 de concert, une pêche qui a fait se lever les personnes qui étaient en places assises sur les deux balcons du Splendid, aucun spectateur n’a pu rester de marbre.ichard a pris de son temps sur le timing serré qui lui était imparti en pleine tournée pour répondre avec la non-langue de bois qui le caractérise aux questions que je lui ai posées, un personnage entier, vrai, naturel et très très sympa.
Il fait partie des personnes qui m’ont donné l’envie de me mettre derrière les fûts, un batteur qui m’influence toujours tout autant, une grande et bien belle rencontre, un moment que je ne suis pas prêt d’oublier et que je viens ici vous faire partager :

Interview :
Tob : Bonjour Richard, peux-tu nous retracer tes débuts, ce qui t’as amené et décidé à prendre les baguettes, quel a été le déclic ?
RK : C’est vraiment un total hasard, en sortant d’une réunion sportive de fin d’année dans mon collège, on était allé jouer au Hand en plein air. Puis, en sortant, je me souviens, il y avait une salle avec une baie vitrée et il y avait un groupe qui répétait, je me suis arrêté devant ce groupe, enfin derrière la vitre, et un de mes pires ennemis de la classe m’a dit « ça t’intéresse la musique ? » et j’me suis dit, ben non, mais ils ont l’air de s’éclater et il me dit « ben j’ai un groupe avec un pote » (ils n’étaient que deux) « donc si ça t’intéresse, viens tel jour » et puis voilà…
Tob : Comment es-tu devenu le batteur de Téléphone ?
RK : Je jouais dans un groupe qui s’appelait Sémolina avec un mec qui s’appelle Daniel et que Jean Louis avait rejoins un peu plus tard et j’avais trouvé un concert au centre américain. !On s’est séparé genre trois semaines avant. J’ai appelé Jean-Louis et je lui ai dit on fait quand même le concert et après chacun fait ce qu’il veut…Mais au départ Téléphone est né vraiment d’un pur hasard, on pensait pas qu’un jour on rejouerait tous ensemble.
Tob : Et la rencontre avec Louis, Corinne ?
RK : Louis et Jean Louis étaient de très très vieux potes, de très grands potes, Corinne on la connaissait tous, et déjà, je ne savais pas, elle était la gonzesse de Louis, et je ne savais même pas qu’elle jouait de la basse parce que moi je la connaissais bien mais en tant que danseuse, parce qu’on allait faire des bœufs, elle habitait dans une baraque où y’avait tout l’temps plein de mecs et on faisait des bœufs, et voilà…vraiment le pur hasard.
Tob : Crois tu qu'une aventure comme "Téléphone" est encore envisageable aujourd’hui face aux exigences des médias ?
RK : Oh oui, j’espère bien !
Tob : Pourquoi avoir choisi d'être « sideman » de Jean-Louis Aubert plutôt que de Louis Bertignac ?
RK : Parce que c’est Jean-Louis avec qui je m’entendais, j’ai connu Louis avant et c’est Louis qui m’a fait rencontré Jean-Louis, mais je me sentais plus proche de la musique de Jean-Louis que celle de Louis, avec tout le respect que je lui dois, bien sûr, j’adore comment joue Louis, mais voilà, ça s’est fait comme ça…
Tob : Où en es-tu dans les relations avec les autres membres de téléphone (Corine, Louis) ?
RK : Je m’entends très bien, avec Louis j’ai participé à son dernier album puis on est très potes. Corine je la vois de temps en temps, je la vois moins, c’est la seule qu’on voit moins tous.
Tob : Lors de tes débuts ou durant cette carrière as-tu eu recours à une formation pédagogique, as-tu pris des cours ?
RK : J’ai pris des cours, mais bien avant, avec mes parents, comme je voulais arrêter l’école pour faire de la musique, ils m’ont dit bon ben écoutes, au moins prends des cours. C’était une époque assez révolutionnaire et on était tout le temps révoltés ... et moi prendre des cours de musique c’était contraire à ma religion, mais j’ai quand même accepté. J’y suis allé deux ans, un an qui ne m’a servi à rien parce que je foutais rien, puis une autre année où j’me suis dit tiens je vais essayer.
J’avais un très mauvais prof, donc je pense qu’on dépend beaucoup des profs, comme partout, comme avec tout d’ailleurs, et ce con voulait toujours que je joue genre jazz (prise tambour)…avec les baguettes et moi tous mes héros ils jouaient pas comme ça, eux c’était (il montre la prise timbalier), enfin bon, heureusement maintenant ça a évolué, il y a de très bons cours, mais je pense qu’aujourd’hui j’en aurait pris beaucoup plus, beaucoup plus de cours.
Enfin…on peut très bien s’en sortir sans, aujourd’hui je ne serais plus contre les cours, je pense que je débuterais aujourd’hui je serais dans une école, même môme, je serais dans une école. De toute façon ce n’est jamais mauvais d’apprendre, alors on apprend comme on peut, comme on veut, mais ce qu’il faut c’est apprendre, et à moins d’être un surdoué, (et il y en a très très peu), mais même eux, ils sont comme nous tous, ils jouent ...
Moi une fois j’ai vu Terry Bozzio, et tout le monde lui disait « Waouh !! Comment tu fais, gna gna gna… » Et lui il répondait, « Attends, c’est facile, tu prends 8 heures par jour et puis voilà, tu y arrives, et pour ceux qui ne sont pas doués, dans ces cas là, ils s’en apercevront vite et puis ils changeront ».
Tob : Travailles-tu régulièrement ton instrument, à quelle fréquence et de quelle manière ?
RK : Oui, énormément, enfin je joue beaucoup, j’ai un pote batteur qui s’appelle Yvo Abadi qui est extraordinaire, on travaille beaucoup tous les deux.

Tob : De quelle manière ? Vous vous voyez régulièrement ?
RK : Bien, ça dépend de nos plannings, en ce moment on ne se voit pas du tout (rires), lui il est avec Amadou et Mariam, moi je suis en tournée, donc on ne se voit pas du tout. C’est vachement important, de toute façon quand tu es batteur tu n’es pas que batteur, quand tu es musicien tu n’es pas que musicien, pendant une tournée ou un disque…
Tob : Quels conseils donnerais-tu à des débutants ?
RK : De se protéger les oreilles !! Après les conseils, y’a pas de conseil à donner, c’est chacun… qu’ils jouent, qu’ils écoutent, qu’ils aillent voir d’autres musiciens, pas que des batteurs s’ils sont batteurs. Il faut écouter, il faut voir, moi j’apprends même des débutants.
Tob : Comment abordes-tu le" groove" dans le Rock?
RK : (Rires…)
Tob : C’est très personnel, on parlait justement tout à l’heure des cours…
RK : Oui.., justement, c’est comme tout, les cours c’est normal, c’est comme quand tu apprends à lire, bon tu as une méthode, tu l’apprends et puis après c’est soit tu lis Voici ou Gala, soit tu lis des bouquins, ça dépend de ce que tu veux faire, soit tu as envie de devenir con, soit tu as envi d’essayer de t’ouvrir, c’est pareil…
Tob : Toi, c’est ta personnalité qu’on ressent…
RK : Moi, c’est en fait qu’on se passe des trucs, il y a des batteurs et des groupes qui m’ont influencé, pas que des batteurs d’ailleurs, et tu le prends, tu le digères puis tu le chies à ta manière, après, on se passe des relais. Moi je suis un espèce de condensé de pleins de mecs et puis y’a des mecs qui vont m’aimer et qui ne vont heureusement pas jouer comme moi et qui vont être un condensé de plusieurs batteurs, c’est ça le principe, enfin c’est ça pour moi la musique, on est tous des piqueurs, on vole, enfin on vole pas on s’imprègne et puis après on ressort, tu en as qui ont plus ou moins de personnalité, après, mais ça c’est pas à moi de le dire si j’en ai ou pas, j’en sais rien…
Tob : Depuis le temps que tu joues, après toutes ces répétitions, concerts… as-tu des problèmes d'audition, as-tu recours à des protections auditives ?
RK : Ha oui, ça…j’ai des acouphènes donc je ne sais plus ce que c’est que le silence, dans mon cas, à mon époque, on ne te disait pas de te protéger les oreilles, bon c’était peut être à moi aussi d’y penser, alors que maintenant…
Tob : il y a une prise de conscience…
RK : Oui, oui, mais il faut vraiment se protéger les oreilles !! C’est chiant au début, mais c’est mieux qu’un sifflement à vie.
Tob : Quelles sont tes influences personnelles ?
RK : Oh là là (rires), plein, plein… (rires)
Tob : Utilises-tu le même matériel pour la scène que pour le studio ?
RK : Ca dépend, enfin, oui, moi de toute façon je suis chez Tama, donc j’ai plein de Tama, en général je me sers de la Tama la plus récente que j’ai mais je peux très bien en choisir une autre, j’ai plein de caisses claires, ça dépend, mais dans tous les cas, c’est du Tama.
Tob : Tu es fidèle à certaines marques depuis tes débuts, quelles-ont été les raisons de ces choix, comment se déroule l’endorsement avec ces marques ?
RK : Moi j’avais besoin de personne, donc j’avais les moyens de m’acheter une batterie, puis un jour les marques sont venues, enfin Gretsch, notamment, puisque je jouais sur une Gretsch ils m’ont demandé si ça m’intéressait et oui, pourquoi pas, puis un jour je suis parti avec Téléphone avec Gretsch et j’ai eu un problème sur ma batterie, à l’époque les attaches étaient pas terribles sur Gretsch et je crois que j’ai attendu six mois pour avoir la pièce, je leur ai dit allez vous faire foutre !
Puis donc, un jour, on avait un grand local avec Téléphone et j’ai fais venir toutes les marques, il y avait cinq, six batteries dans mon local. En fait, au début, j’aimais bien une Sonor qui sonnait vachement bien, mais mon road m’a dit « ha nan !! j’t’en supplie ça pèse trop lourd !! » Et en fait c’est donc la Tama qui ressemblait le plus à Gretsch et en plus ils étaient très sympas chez Tama, donc je suis resté chez Tama, mais pour moi toutes les marques se valent, c’est le batteur, le musicien qui fait le son.
Et puis Paiste, je ne sais pas pourquoi, parce que je pense que les mecs que j’aimais avaient des Paiste, mais enfin bon…
Tob : Et Pro Orca ?
RK : Je ne connaissais pas du tout, je ne savais même pas que ça existait, c’est Philippe Lalite qui m’a dit gentiment "y’a des fabricants de baguettes en France, un fabricant qui s’appelle Pro Orca, si tu veux on y va ensemble, c’est dans le Jura". Et pour la p’tite histoire, c’était rigolo, c’est vraiment un hasard, c’est là où est né Jean-Louis (rires), enfin bon, voilà c’est dans le Jura à côté de Nantua et d’abord j’ai vu comment se fabriquaient les baguettes, donc déjà ça m’a impressionné, enfin c’est tout con (rires) et puis ils ont été très cools avec moi et puis ils me font les baguettes que je veux.
Mais moi je marche comme ça, si j’ai envie de m’acheter quelque chose je peux le faire, donc, voilà, je reste avec les gens parce qu’il se passe quelque chose.
Tob : Peux-tu nous parler et nous décrire le matériel que tu utilises actuellement et pourquoi ce choix ?
RK : Ah là j’ai reçu une belle Tama ! Pour cette année, pour cette fois, parce que je prend une batterie par tournée, je voulais une batterie pailletée. Je ne sais plus quand, une fois j’ai fait un concert, parce que j’ai un groupe qui s’appelle le Cercle et il y avait un problème de place sur scène, donc il y avait un groupe qui était là, le mec avait une batterie, je ne dirais pas la marque (rires) pailletée, je trouvais ça vachement beau. Donc j’ai demandé à Alain Gozzo s'il faisait des batteries pailletées chez Tama, il m’a dit ben oui, tiens regardes, mais le temps que ma batterie arrive, je faisais plein de télé et sur tous les plateaux télé y’avait que des batteries pailletées (rires), je me suis dis merde !! (rires) ça y est !! Depuis le temps que je l’ai, ça y est !! Mais en fait, celle là est beaucoup plus belle que les autres, c’est un p’tit diamant.
Tob : Si on te disait le son de batterie « Kolinka », comment le décrirais-tu ? Quel est ton type d’accordage sur les fûts, grosse caisse et la caisse claire ?
RK : je fais au pif, mais je joue assez tendu.
Tob : Frappe, réso, les deux ?
RK : Plutôt frappe, mais résonnance aussi, ça dépend, frappe je joue assez tendu.
Tob : Tu as une disposition de tes fûts avec peu d’inclinaison, voir même presqu’à plat, est-ce un choix esthétique pour la scène ou bien l’ergonomie qui te convient le mieux?
RK : C’est totalement esthétique, car j’attache énormément d’importance à l’esthétique, je mets les cymbales assez hautes, c’est fatiguant, mais c’est pour qu’on me voit et puis pour que…(rires), parce que je suis un mec très timide partout sauf sur scène.
Tob : ça ne doit pas être évident en fait de jouer avec les futs à plat ?
RK : C’est une question d’habitude, c’est pour ça que j’ai des fûts courts, où j’ai été très enmerdé, c’est à un moment, ils ont fait la mode des fûts profonds et je ne pouvais pas, donc j’ai dis moi non ! Je ne veux pas jouer sur des fûts profonds, démerdez-vous je veux des fûts courts !
Tob : Quand on te voit sur scène on ne peut qu’être attiré du regard, tu as une gestuelle particulière où les baguettes volent souvent, fait-elle partie intégrante de ton jeu, est-ce venu naturellement ou est-ce quelque chose que tu as travaillé, développé ?
RK : C’est l’ensemble de tout, c'est-à-dire que pour moi je le sens comme ça. Si tu veux, c’est propre à moi hein, je ne dis pas que c’est comme ça qu’il faut faire, c’est chacun son truc.
Mais d’abord quand je monte sur scène c’est pour qu’on me voit, enfin c’est pas que ça bien sûr, notamment ça fait partie de mon jeu, si c’est pour qu’on ne me voit pas, je reste chez moi et puis y’a de très bons batteurs, de très bonnes boîtes, pas d’problème... Donc, voilà et puis je viens d’une période ou d’une époque où on était assez exubérant, avant même de commencer la musique, j’avais vu des films des Marx Brothers et le mec qui joue du piano, je ne sais plus comment il s’appelait, il jouait, il s’éclatait et donc j’ai adapté ça !
Je me suis dit, tiens on peu très bien jouer tout en se marrant, mais enfin attention, on peut très bien faire la même chose sans bouger, hein, on peut se marrer sans lever le bras, sans jeter ses baguettes, ça c’est chacun son truc, moi c’est comme ça.
Tob : Et c’est un plaisir de te voir
RK : C’est sympa !
Tob : Quand on te voit sur scène, on vit presque toute la patate que tu donne, ton expression, c’est un vrai plaisir
RK : Sauf que ce soir je ne sais pas si ça va aller, parce qu'hier j’ai bouffé des moules (rires), j’ai été malade toute la nuit (rires). Donc ce soir je ne sais pas ce que ça va donner.
Tob : Comment se déroule le travail avec Jean Louis Aubert pour la préparation d’un album ?
RK : On bosse vachement, on répète énormément, on joue beaucoup, pour la tournée, pareil, on a joué énormément, on a beaucoup répété.
Tob : Comment construis-tu tes parties de batteries ? As-tu des "techniques" particulières pour les écrire, composer ?
RK : Non…
Tob : en fonction de la partie guitare, de …
RK : Oui, ou Jean-Louis a une idée, il me dit tiens tu devrais faire ça, ça dépend vraiment, je joue, je fais mon truc, ah ben tiens ouais ça c’est bien…c’est construit à la répétition, puis on construit le morceau petit à petit…
Tob : Dans quelles mesures participais-tu à la composition dans Téléphone et sur le dernier album de J.-L Aubert. ?
RK : De la même manière que je viens de te dire, Jean-Louis arrive avec ses morceaux, soit il a fait sa maquette, soit on change les choses, ça dépend aussi du producteur, des morceaux, il nous dit tiens tu devrais faire ci ou ça, ce qu’il faut c’est être assez ouvert, faut pas être borné…
Tob : Rien ne vous est imposé…
RK : Ce n’est pas une question d’être imposé, on est au service de la musique, c’est surtout ça, donc, après c’est une question de goût, de choix, mais bon s’il y a un producteur qui te dit tiens tu fais ça, au début tu n’y penses pas et puis, par exemple : « Parle Moi », le dernier morceau, là, le producteur me dit tiens tu devrais faire ça et ouvrir le charley, moi j’avais pas pensé à la grosse caisse en continu, j’aurais jamais fait comme ça, j’allais pas lui dire nan, nan, nan, nan ! Donc j’ai dit ok, on va essayer, puis quand tu écoutes tu te dis, putain c’est vachement bien, si ça ne te plais pas, on en parle…
Tob : Hormis toi et Jean-Louis Aubert, peux tu nous parler des autres musiciens qui vous entourent, sont-ils les mêmes sur l’album que sur la tournée ?
RK : Non, ce ne sont pas les mêmes, à part Thomas qui a fait quelques guitares sur l’album, (Thomas c’est le guitariste). Sinon là on a changé, on avait un bassiste, Pierre, qui était sur la dernière tournée, qui va sortir son album, qui n’était pas bassiste mais qui était bassiste sur le coup, on est très potes, donc on lui a proposé de repartir avec nous et comme il était en train de faire son album, il nous a dit, ben non, malheureusement là je ne peux pas, puis en fait on cherchait un bassiste et on a un très bon pote à nous, enfin un de nos meilleurs amis qui malheureusement est mort, qui s’appelle Olive, il avait fait un concert, il avait un groupe qui s’appelait Lili Drop à notre époque et il a refait un concert au mois de juin et donc on y est allé avec Jean-Louis.
Puis il y avait Viryane qui était la bassiste et moi je suis resté scotché, j’adorais comment elle jouait, puis j’adorais comment elle bougeait, et puis à un moment quand il a été question de choisir un bassiste, je ne sais plus avec Jean-Louis, j’ai dis écoutes, tu te souviens de la bassiste qui jouait… Ha ouais, il me dit, t’as raison, ben tiens, appelle la et puis on essaye de jouer…on fait un bœuf un jour, donc je l’ai appelé, on a fait un truc tous les trois, on était que tous les trois, puis Jean-Louis a dit génial !!
Et puis le clavier, on ne pensait pas avoir un clavier, puisque sur la dernière tournée c’était Thom aussi qui jouait du clavier et on en a quand même essayé un, ça n’allait pas, ça plaisait pas à Jean-Louis et Thom a dit ha ben tiens j’ai un pote qui joue du clavier, qui a fait notamment la dernière tournée de Saez, donc il est venu et puis ça a collé tout de suite.
Tob : Il semble y avoir plusieurs sons de batterie électro sur l’album, samplers, triggers batterie, pads électroniques ? Les raisons de ces choix par rapport à une sonorité acoustique ?
RK : Ouais, ils trouvaient que ça sonnait mieux comme ça…
Tob : As-tu déjà essayé des kits électroniques ? Si oui, qu'en penses-tu ?
RK : J’ai une Ddrum pour jouer chez moi. Ce que j’en pense, d’abord c’est très cher pour ce que c’est et c’est bien mais t’as plutôt tendance à jouer comme une machine, comme une boîte à rythme, mais par contre c’est pas mal, parce que chez moi je ne peux pas jouer avec une vraie batterie donc ça me permet de faire des fois des batteries, parce que je fais des morceaux. Mais c’est impersonnel, là par contre tu mets n’importe quel batteur derrière….enfin, forcément après c’est une question de technique, mais on a tous le même son. Tu prends 15 batteurs, y’aura 15 Tama différentes, sur la même.
Tob : Vous avez démarré cette tournée par des dates parisiennes, ressens-tu une différence entre le public parisien et le public provincial ?
RK : En fait c’est, disons que le public parisien voit peut être plus de choses, plus de concerts, quoique maintenant…On a joué avant-hier à Lille, à Lille y’a pleins de concert.
Non, ce n’est pas pareil partout mais y’a pas de…je ne peux pas dire que tel public est meilleur que tel public, mais il y a des ambiances différentes, des salles différentes, heureusement, c’est ça qui est chouette.
Tob : Après cette tournée, peut-on s’attendre à un dvd ?
RK : En tout les cas on va en faire un, alors est-ce qu’il va sortir ? Ça dépendra de nous, si on est bon (rires)
Tob : Individuellement, tu joues au sein d’un groupe qui s’appelle Le Cercle, comment s’est décidée cette formation, de qui est-elle composée, où peut-on vous voir et vous entendre ?
RK : Alors on peut nous voir le 30 Mai au nouveau casino à partir de 20h00, ça c’est clair et net, c’est rue Oberkampf . En fait on se connait depuis très longtemps, un des guitaristes Daniel c’est le mec avec qui j’ai commencé la musique, qui a fait parti aussi du groupe donc avec Jean-Louis et puis qui était avec le groupe, juste après Téléphone, quand on a arrêté avec Jean-Louis et y’a le Baron qui…, pareil qu’on connaît depuis très longtemps, qui a aussi joué avec nous dans l’époque juste après Téléphone avec Jean-Louis qui est guitariste et qui chante et qui en ce moment est en tournée avec Raphaël, guitariste de Raphaël et puis il y a Steph, qui lui est bassiste, qui fait des machines, aussi des bruitages, pareil, qu’on a rencontré sur une tournée avec Jean-Louis, il faisait la 1 ère partie, voilà et on s’éclate comme ça.
Tob : Tu as participé à des sessions mêlant batterie acoustique et musique électronique (notamment avec UHT ou les Recyclers), ce qui semble un peu en décalage avec ton image de batteur rock "pur et dur" : une bonne expérience ? Qu'est-ce qui t'a attiré ?
RK : Ha oui, moi j’aime bien les expériences, c’était mon cousin qui était dans UHT, donc, ce n’était pas techno, il m’a demandé si ça m’intéressait, j’ai sauté sur l’occasion, je n’allais pas dire non, on s’est bien éclaté, c’était chouette.
Tob : Peux-tu nous parler de ta participation à la prochaine méthode TAMA ' Génération batterie' ?
RK : Ecoutes, on m’a demandé des exercices, alors moi je n’y connais rien, j’ai donné des trucs de batterie de groupe…j’ai dis tiens…tu devrais écouter ça, je pense qu’il y a des John Bonham, Keith Moon…
Tob : As-tu d’autres projets individuels ?
RK : Non, pour l’instant non, enfin, si, j’écris, je fais des chansons pour une amie à moi qui s’appelle Vanessa, qui est une américaine, j’espère que ça verra le jour et puis, moi, je fais des morceaux à moi et puis peut être qu’un jour ça verra le jour aussi, j’en sais rien…
Tob : Et enfin, la question traditionnelle de la Toile des batteurs : si tu pouvais prendre un verre avec une personne morte ou vivante, qui serait-ce ?
RK : (rires) Ouah, c’est quoi cette question là ? J’en sais rien (rires) avec quelqu’un, une rencontre avec qui j’ai envie d’être, je ne vais pas te dire quelqu’un, j’en sais rien moi, j’ai rencontré des mecs dans ma carrière que j’admirais et j’aurais préféré ne pas les rencontrer, je préférerais les voir sur scène, je ne dirais pas de nom (rires)…

Donc, je n’en sais rien, moi, ce serait comme ça, une rencontre, un ami…

Source

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